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Archéologue, c'est un chouette métier
Tikal, c'est le nom du plus grand site
archéologique Maya du monde, quelque
part dans la jungle du Guatemala (il est
vrai qu'il est quand même très rare d'en
découvrir ailleurs, dans la forêt
berrichonne par exemple). Le jeu vous
propose d'incarner un chef d'expédition
scientifique qui va tenter, au nez et à la
barbe des autres scientifiques sur place,
de s'approprier la découverte d'un
maximum de vestiges, même, et surtout, si
ces derniers ont été mis au jour par
d'autres joueurs.
Une forêt vierge
Le plateau de jeu représente donc le site
de Tikal, qui n'est autre, pour le moment,
qu'une immense jungle à défricher. Au fil
du jeu, on placera des hexagones de
terrain qui dévoileront ce que cache la
luxuriante végétation. On verra donc
apparaître, des temples enfouis à déterrer,
des trésors à découvrir et même des
volcans. Ses terrains pourront entrer en
jeu de manière aléatoire (c'est la version
de base du jeu) ou être acheter aux
enchères par les joueurs pour qu'ils
puissent les placer où bon leur semble.
C'est le principe des règles avancées qui
sont à utiliser dès la première partie si
vous êtes déjà un joueur chevronné.
Il est beau mon volcan, combien pour
mon volcan
Chaque joueur dispose d'un capital de
points d'actions qui va lui permettre d'agir
sur le plateau de jeu (déplacer les
membres de son expédition, déterrer des
vestiges, etc.) Mais, avant de se lancer
dans l'inconnu, il faut défricher la jungle.
On tire alors autant d'hexagones que de
joueurs, et on les met aux enchères. Le
prix à payer, pour placer un hexagone où
l'on veut, se chiffre en points de victoire.
Cette partie du jeu est d'autant plus
stressante, qu'elle détermine aussi le tour
de jeu. Et quand un hexagone de Volcan
sort, la tension est à son comble puisque
cela veut dire que nous entrons dans un
tour à la fin du quel on compte les points.
Quand on sait que le joueur achetant le
volcan joue deux fois, ça fait réflèchir?
De l'art de gérer ses points
Tout le monde a donc un capital de points
d'action qui va lui permettre d'accomplir
un grand choix d'action : Faire entrer en
jeu de nouveaux membres pour son
équipe, les déplacer, construire un
campement, dégager un nouveau niveau
d'un temple Maya, chasser une équipe
adverse d'un temple, prendre
définitivement le contrôle d'un temple,
chercher des trésors ou encore, en piquer
aux autres joueurs. Ca en fait des choses,
mais heureusement, tout est résumé sur
une petite plaquette.
Pour la gloire
Quand un volcan apparaît sur le jeu (il y
en a trois en tout), vient le moment de
compter les points. Chaque temple trouvé
permet d'en gagner un certain nombre, en
fonction du nombre de niveaux
découverts. Il est donc indispensable
d'utiliser ses points d'action pour faire
gagner de la valeur à une pyramide
découverte. Mais, attention, un joueur
peut très bien profiter de vous en
débarquant en force sur les lieux des
fouilles pour s'octroyer tout le mérite. Il y a
bien la solution de sacrifier un de vos
membres pour contrôler définitivement un
temple, mais vous renoncez à augmenter
sa valeur puisque, se faisant, vous
bloquer définitivement les possibilités de
le déterrer davantage. L'autre solution est
d'amasser des trésors. Ils sont répartis par
familles et collectionner une famille
précise augmente les points à gagner.
Mais, attention, il faut avoir l'?il sur les
voisins qui n'hésiteront pas à vous piquer
ce magnifique collier pour compléter leur
collection.
Un classique Comme presque tous les jeux de l'année,
Tikal est à la fois un bon jeu familial (avec
les règles de base) et un excellent jeu de
joueurs. Une jonction idéale entre les
deux mondes qui sont de moins en moins
éloignés grâce à de bons jeu dans ce
genre. Bref, un jeu à ranger dans votre
ludothèque à côté de Katäne.
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FICHE TECHNIQUE |
1 plateau de jeu
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1 série de pions par joueur (équipe, chef d'équipe, campement)
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1 série d'hexagones
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4 résumés des règles des trèsors par centaines (!)
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